Quel R pour une bonne isolation de toit ?

Avec la nouvelle réglementation environnementale RE 2020 (en vigueur depuis le 1er janvier 2022), le coefficient R change par rapport à la réglementation thermique RT 2012. On vous en dit plus au fil de cet article.

Que signifie R dans le domaine de l’isolation thermique ?

R est un coefficient désignant la résistance thermique d’un matériau isolant. Plus ce coefficient est élevé, meilleur est le pouvoir isolant du matériau. La résistance thermique s’exprime en m².K/W (mètre carré-kelvin par watt) et se calcule via le rapport de l’épaisseur du matériau sur sa conductivité thermique λ.

La conductivité thermique, de son côté, désigne l’aptitude de l’isolant à conduire la chaleur. Moins ce coefficient est élevé, meilleur est le pouvoir isolant du matériau. Il convient par ailleurs de distinguer R et λ du coefficient de transmission thermique U. Ce dernier exprime la performance thermique de parois constituées de plus d’un matériau. Moins U est élevé, meilleure est l’isolation thermique.

Quelle résistance thermique pour bien isoler sa toiture ?

La résistance thermique pour l’isolation de toiture doit être supérieure ou égale à 6 ou 7 m².K/W selon qu’il s’agisse respectivement d’une isolation en rampant de toiture ou d’une isolation des combles perdus, ainsi qu’en fonction de la localisation géographique du bâtiment. Elle doit être supérieure ou égale à 4,5 m².K/W dans le cas d’isolation de toitures terrasses.

Comme la toiture est la zone du bâtiment où les déperditions thermiques sont les plus importantes, c’est aussi à cet endroit que le coefficient R doit être le plus élevé. En effet, jusqu’à 30% des déperditions thermiques ont lieu au niveau du toit, contre 25% au niveau des murs et 10% au niveau du sol. Par ailleurs, chaque matériau isolant dispose de son propre R, venant ajouter de nouveaux critères de choix liés à leur résistance thermique.

Quels matériaux isolants pour une isolation de toiture ?

Certains matériaux sont plus appropriés à des travaux d’isolation des combles ou de la toiture qu’à isoler des murs ou des planchers. L’Ademe (agence de la transition écologique) dresse la liste non exhaustive suivante :

  • Matériaux synthétiques : polystyrène expansé, polystyrène extrudé, polyuréthane
  • Matériaux d’origine minérale : perlite expansée, verre cellulaire, laine de roche, laine de verre
  • Matériaux d’origine animale ou végétale : laine de bois, fibre de bois, chanvre, ouate de cellulose, laine de mouton, liège expansé, fibres de textile recyclé

L’épaisseur de chaque matériau varie pour atteindre le même niveau de résistance thermique, et chaque matière présente un coût différent. Ces isolants peuvent être installés en panneaux, en rouleaux ou encore en vrac selon la méthode utilisée.

Combien coûte l’isolation de toit ?

Le coût de l’isolation dépend de la technique employée, des matériaux utilisés ou encore de la main d’œuvre :

  • En moyenne 42 euros par m² pour l’isolation des combles perdus
  • En moyenne 68 euros par m² pour l’isolation des combles aménagés
  • En moyenne 200 euros par m² pour l’isolation de toiture terrasse

Le montant total de l’opération dépend donc en grande partie de la surface à isoler. Pour amortir cette dépense, vous pouvez toutefois bénéficier d’aides à la rénovation énergétique telles que la Prime Eco-Travaux Carrefour.

Des aides pour isoler une toiture ?

En vous inscrivant sur notre site avant de signer le devis de vos travaux, vous pouvez recevoir la Prime Eco-Travaux à la fin de votre chantier. Nous versons cette prime CEE (certificats d’économies d’énergie) directement sur votre carte de fidélité Carrefour, ce qui vous permet de l’utiliser pour payer vos courses dans l’ensemble de nos magasins. Afin que votre demande soit validée au plus tôt, pensez à bien suivre l’ensemble des étapes de création et de constitution de votre dossier !

Il est par ailleurs tout à fait possible de cumuler la prime CEE avec le dispositif MaPrimeRénov’. MaPrimeRénov’ a remplacé les aides des programmes Habiter Mieux de l’Anah (agence nationale de l’habitat) ainsi que l’ancien crédit d’impôt pour la transition énergétique.

D’autres dispositifs peuvent venir s’ajouter à ces deux primes : la TVA à 5,5% sur les matériaux d’isolation, l’éco-PTZ (éco-prêt à taux zéro), ou encore les aides locales que proposent certaines collectivités territoriales.

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